I. Introduction:
1. Tu aimeras ton prochain comme toi-même! Nous sommes tous d'accord! Sommes-nous d'accord sur qui est notre prochain? Comment ne pas répéter avec le légiste [Lc 10, 29]: « Et qui est mon prochain? »
Les embryons et les foetus sont-ils également nos prochains? Le CEC est clair à ce sujet [CEC 2270]: « La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie. » Oui, dès la conception, l'embryon est mon prochain.
2. Qui marche à la suite du Bon Pasteur? Quand ses brebis sont menacées, que fait le Bon Pasteur? Les brebis sont-elles menacées aujourd'hui?
Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba aux milieu des brigands qui après l'avoir dépouillé et roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ...1
Si ce prêtre laisse le Bon Pasteur agir à travers lui, que ferait-il pour cette brebis laissée à demi-morte sur le bord du chemin?
« C'est arrivé près de chez vous » dit le titre d'un film du début des années 90. En effet, l'histoire de personnes qui sont sur le point de mourir ou d'être tuées arrive près de chez nous, dans nos villes.
Oui, chez nous, en Europe, au moins 1 000 000 personnes sont assassinées en toute légalité chaque année. Cela arrive peut-être dans votre rue, peut-être dans la maison d'à coté.
Qu'allons-nous faire? Allons-nous passer « à bonne distance » pour éviter les ennuis comme le prêtre et le lévite? Ou bien allons-nous nous approcher d'eux, risquer notre intérêt, notre commodité, pour essayer de faire en sorte qu'ils ne soient pas tués, comme le Bon Samaritain l'a fait?
3. Les embryons et les foetus ne sont-ils pas aussi des brebis que le Bon Berger connaît et qui connaissent le Bon Berger2? Avant même de nous former au ventre maternel, le Seigneur ne nous « connaît »-il pas3? N'aime-t-il pas chacun de nous en particulier? Le Dieu qui a caché « cela » aux sages et aux savants ne l'a-t-il pas révélé aux ... tout-petits? (II. Les brebis petites et faibles)
Les milliers de personnes qui dans notre pays abîment leurs âmes, leurs vies en pratiquant des avortements, ne sont-elles pas aussi des brebis aimées? Face à cela, le Bon Pasteur ne partirait-il pas à la recherche de chacune de ces brebis perdues ... « jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée »4 ... OUI, il est écrit « jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée »! (III. les brebis égarées)
4. A la fin de notre vie, sur quoi le Bon Pasteur va-t'il nous juger? (IV. le jugement dernier)
II. Les brebis petites et faibles:
5. Le Christ n'a-t-il pas dit « laissez venir à moi les petits enfants car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent »?
Comment réagirait-il, si, se promenant dans les rues de nos pays, on lui disait: « Dans ce planning familial, dans cet hôpital, des avortements sont pratiqués chaque jours, des petits enfants sont assassinés chaque jour »?
Objections entendues: Oh, de toute façon, ce ne sont que des tas de cellules! Et puis, les fausses couches arrivent naturellement, qu'y a-t-il de mal à les provoquer?
Il y a aussi des adultes qui meurent de mort naturelle et cela ne justifie pas le meurtre d'autres adultes! Si ce sont des « tas de cellules », pourquoi le médias n'osent-ils pas montrer ces « tas de cellules » avortés?
6. Chaque personne, le corps de chaque personne n'est-il pas le Temple de Dieu? La maison que Dieu veut habiter?
Quand le vieux Temple de pierres était détourné de sa vocation belle et vraie par les marchands du Temple, le Christ n'a-t-il pas chassé les marchands du Temple? Il a chassé les marchands du Temple pour sauver ces marchands! Pour leur faire prendre conscience qu'il y a dans le Temple quelque chose de plus grand, de plus important que leurs soucis de marchands, leurs soucis de bénéfices.
Que ferait le Bon Pasteur pour secouer toutes les personnes impliquées – de près ou de loin – dans la destruction (et le commerce) de ces petites vies humaines? Que ce soient des médecins, des familles qui font pression, des pasteurs5 qui par crainte du loup ou par souci de plaire ou encore pour être bien vu, justifient ou même laissent faire sans rien dire ce massacre des enfants de Dieu ... N'aurait-il pas une Sainte Colère tant face aux avorteurs que face aux « pasteurs » mercenaires que nous sommes bien souvent tous? Cette Sainte Colère aurait pour but de nous secouer, de nous éveiller à l'Amour des tout-petits, des embryons!
Malheureusement, on a parfois l'impression que le coté humain et terrestre Belle Epouse du Christ est fortement liée aux institutions du monde qu'elle croient encore être siennes (enseignement, universités, hôpitaux, ...: et autres institutions qui promeuvent directement ou indirectement le Massacre des Innocents embryons). Ce coté humain veut tellement rester « église au milieu du village », garder une main mise sur toutes ses institutions qui souvent justifient ou pratiquent le meurtre des tout-petits qu'il devient esclave de ces institutions en n'osant pas dire clairement la vérité du mal intrinsèque de l'avortement.
Serait-il possible que ce coté humain de l'Eglise écarte parfois certains pasteurs qui osent parler ouvertement de péché ? Ceux qui osent dire que l'avortement et les manipulations d'embryons sont intrinsèquement mauvais ? Si un tel pasteur exerce son ministère trop près de ces institutions avorteuses (donc meutrières) avec lesquelles le coté humain et terrestre de l'Eglise souhaite garder de bonnes relations ... ce coté humain va-t-il écarter, déplacer ce pasteur? Ce coté humain va-t-il empêcher d'agir ceux qui osent défendre les tout-petits embryons [Mt 25, 31-45: le Christ lui même, voir plus loin]. Oui, une chose pareille est possible! Prions pour qu'elle arrive le moins possible.
Pire encore, est-il possible que ce coté humain et terrestre de l'Eglise utilise comme argument, pour arrêter l'action des pasteurs courageux qui défendent les petites brebis qui se font massacrer, un argument « pastoral »? Est-il possible qu'un bon pasteur qui donne sa vie pour protéger les tout-petits embryons soit écarté pour des « raisons pastorales »: « il a fait des erreurs pastorales, il faut le déplacer »? Oui, une chose pareille est possible! Et une chose pareille est une absurdité totale, car cela signifierait que le coté humain et terrestre de l'Eglise considèrerait parfois la pastorale des pasteurs mercenaires comme la bonne pastorale: les pasteurs qui affrontent le mal pour défendre les brebis massacrées dans les « hôpitaux et institutions enseignante » liés à l'Eglise sont écartés et les pasteurs qui fuient le loup ou font des compromis (à la belge?) sont encouragés!!! Ce serait un obstacle – SKANDALON –, un scandale semblable à ceux dont parle Jésus! Puisque Jésus dit lui-même qu'il est impossible que les scandales n'arrivent pas, prions pour qu'ils arrivent le moins possible!
Si ces scandales arrivent, comme le Christ devrait être triste de voir le coté humain et terrestre de sa Belle Epouse vendre son âme, le trahir, pour garder de bonnes relations, du pouvoir au sein d'institutions qui le bafouent complètement dans la personne des tout-petits embryons et foetus?
7. Le Bon Pasteur n'a-t-il pas osé dire la vérité pour le bien de ses brebis? Cela même lorsque ses auditeurs disaient à ses propos « elle est dure, cette parole! Qui peut l'écouter? »6 Ou même si cela avait pour conséquence que « beaucoup de ses [auditeurs, paroissiens] se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. »7 Même si ses paroles étaient si fortes que ses auditeurs [paroissiens] « ramassèrent des pierres pour les lui jeter. »8 Et encore même si « beaucoup disaient: « il a un démon; il délire. Pourquoi l'écoutez-vous! » »
La pastorale de Jésus est donc une pastorale qui fait parfois réagir négativement ou même fuir certains auditeurs; car l'Amour de Jésus pour la Vérité est plus grand. Qui aujourd'hui serait près à féliciter des prêtres qui ont une telle pastorale?
Finalement, nous le savons tous: le Bon Pasteur « donne [sa] vie pour [ses] brebis »!
8. Les prêtres et les fidèles catholiques ne sont-ils pas appelés eux aussi à offrir leur vie en hostie vivante9? Aimer les tout-petits en osant dire la vérité pour les protéger ... Aimer les plus grands en osant leur dire la vérité, où est le mal, le péché qui risque de les détruire ... Ne pas avoir peur d'aimer en vérité, quitte à déplaire, quitte à se faire rejeter, insulter, ou même tuer ... n'est-ce pas aussi cela prendre sa croix et marcher à Sa suite?
Objection entendue: Oui, mais nous ne sommes pas tous appelés au martyr!
Peut-être, mais nous sommes tous appelés à témoigner de la vérité et de l'amour pour les plus petits, les tout-petits; les conséquences de notre témoignage sont dans les mains de Dieu. Thérèse Bénédicte de la Croix – plus connue sous le nom d'Edith Stein – disait, en interprétant divers passages de la Bible : Si ma vérité manque d'amour, ce n'est pas la Vérité, et si mon amour manque de vérité, ce n'est pas de l'Amour.
Histoire étonnante sur le lien indissociable entre Amour et Vérité :
Un jour, j'ai entendu un prêtre – et pourtant un bon prêtre, peut-être même très bon, certainement plus saint que moi – s'énerver, en parlant avec moi, contre les personnes qui osent défendre les embryons; il les méprisait dans son discours. Il prenait en exemple une personne pro-vie qui aurait menacé un avorteur avec un couteau dans les années 1970 et il utilisait cet exemple pour dire que les « pro-vies » faisait beaucoup de mal et empêchait le dialogue des prêtres avec les gynécologues avorteurs. Ensuite, ce même prêtre se met à parler de ce médecin avorteur – celui qui a été menacé – en disant que c'est un type bien, plein de soucis des autres, qu'il faut dialoguer avec les médecins avorteurs ...
Je suis d'accord qu'il faut aimer les avorteurs et s'en soucier comme autant de brebis perdues pour les ramener à la bergerie ; Je suis d'accord qu'il faut dialoguer avec eux, MAIS il ne faut pas oublier de leur rappeler en face la vérité : Amour et Vérité! Un vraie dialogue implique que l'on ose au minimum dire la VERITE! Dans les autres cas, ce n'est que du blabla ... En outre que ce prêtre méprise en bloc tout le mouvement pro-vie sur base d'un exemple d'erreur d'un « pro-vie » dans les années septante, cela relève de l'argument anecdotique10 ... Et qu'il ne parle même pas de la violence quotidienne des avorteurs sur les tout-petits, ni de la violence fréquente des partisans de l'avortement sur toute personne qui ose simplement exprimer un avis contraire au leur ! Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer en entendant que même certains bons prêtres catholiques méprisent ceux qui osent risquer leur carrière, leurs relations pour défendre les tout-petits.
A ce prêtre, et aux autres prêtres qui raisonnent comme lui, j'aimerais rappeler ce qui suit : Tous ce que les « pro-vie » que vous vous plaisez à mépriser, voire insulter, ont fait pour les tout-petits embryons et f½tus, c'est au Christ lui-même qu'il l'ont fait. Si donc vous les mépriser et insulter pour ce qu'ils font pour les tout-petits, c'est que vous les mépriser et insulter « à cause de [Lui] ». Par conséquent, à eux – aux « pro-vies » méprisés par vous pour leur « activisme » – s'applique cette parole du Seigneur [Mt 5, 11-12] : « Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous à cause de moi [les tout-petits, aussi les embryons]. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux. C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »
III. Les brebis égarées:
9. N'oublions pas que le Bon Pasteur dit la Parabole de la brebis égarée non seulement « aux scribes et aux pharisiens », mais également devant « les publicains et les pécheurs qui s'approchaient de lui pour l'entendre »11! Il n'hésite pas à leur dire en face qu'ils sont infiniment aimé de Dieu, et qu'ils sont des brebis perdues, qui ont besoin d'être retrouvées par Dieu, des pécheurs appelé à se convertir pour qu'il y ait beaucoup « de joie dans le ciel »12.
Puisse-t-il y avoir aujourd'hui plus de prêtres et de fidèles qui osent dire aux gens, avec un amour profond, qu'ils sont des brebis perdues, des pécheurs! Puisse-t-il y avoir plus de prêtres et de fidèles qui accueillent avec amour la femme adultère et lui disent clairement, directement: « Va, ne pèche plus! »13?
Effectivement, il est faux cet argument qui consiste à prétendre qu'oser dire que l'avortement est mal, c'est jeter la pierre aux avorteurs et aux femmes qui avortent comme les scribes et les pharisiens à l'égard de la femme adultère. Il est faux pour deux raisons:
Condamner l'acte mauvais, ce n'est pas condamner la personne; en lui disant de ne plus pécher, le Christ rappelle clairement à la femme adultère que l'adultère est mal; l'attitude chrétienne consiste à aimer le pécheur (avorteur, personne qui commet un adultère, ...) et à haïr le péché (avortement, adultère, ...);
Ce ne sont pas les avorteurs ni les femmes qui avortent qui, dans le monde occidental actuel, risquent de se faire assassiner comme la femme adultère, mais bien les embryons innocents (l'avortement, cela tue ...); de même que le Bon Pasteur a osé se tenir à coté de la femme adultère pour la protéger – au risque de se faire lapider avec elle – ne se serait-il pas tenu au coté des embryons, pour les protéger, au risque de se faire tuer avec eux?
Objection entendue: Oui, mais nous ne sommes pas le Bon Pasteur! Nous devons être plus prudents, plus modérés! Jésus pouvait faire cela parce que Jésus est parfait!
Pourquoi donc ne pourrions nous pas faire aussi bien que Jésus? N'est-il pas écrit « Je vomis les tièdes! »? Ne sommes nous pas appelés à la perfection? Si nous demeurions sur la vraie vigne, ne porterions-nous pas les fruits de la vraie vigne? Ceux qui croient en Jésus ne feront-ils pas des oeuvres plus grandes encore que les siennes14?
J'ai eu l'occasion de parler avec certaines amies ayant commis un avortement. Si l'occasion se présente de parler de l'avortement, je ne cache pas ce que j'en pense. Lorsque ma relation est suffisamment bonne avec elles, je me permets de leur dire :
- que c'est un péché grave, qu'elles ont « manqué la cible »15 qui est d'aimer Dieu et son prochain,
- que c'est une vie humaine qu'elles ont détruite volontairement, que cela correspond à l'homicide,
- ET que Dieu les aime toujours, même peut-être d'autant plus, car elles sont en vérité,
- que Dieu les protège comme Jésus a protégé la femme adultère et qu'il leur demande de ne plus pécher : « Va, ne pèche plus ! » ;
- que la meilleure chose qu'elles ont à faire est de se jeter dans la Miséricorde de Dieu à l'instar de ce petit extrait de Thérèse de Lisieux : « Moi si j'avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d'offenses n'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent. »
- qu'elles sont Saintes, plus que moi !
10. Unis au Bon Pasteur, ne sommes-nous pas aussi appelés à être pasteurs avec lui, en particulier les prêtres, les évêques? Le Bon Pasteur ne demande-t-il pas à ses évêques et ses prêtres, ses pasteurs, de faire « camper ses brebis sur des prés d'herbes fraîches » et de leur éviter « les ravins de la mort »16?
Les prêtres et évêques, pasteurs avec l'unique Bon Pasteur, ne sont-ils pas aussi appelés à entretenir les vieilles clôtures et barrières qui empêchent les brebis de tomber dans les ravins de la mort?
Certes, les clôtures et barrières font mal aux brebis. Beaucoup de brebis veulent les enlever. Mais la douleur que les brebis ont en se frottant aux barrières que sont les interdits de l'avortement ou les interdits sexuels ne valent-ils pas mieux que la douleur que ses brebis ont en tombant dans les ravins de la mort, maintenant que ces barrières sont parties? Puisse-t-il y avoir plus de pasteurs et de fidèles qui prennent à coeur l'entretien des barrières protectrices telles que Humanae Vitae, Evangelium Vitae!
Le prêtres ne sont-ils pas appelés à rappeler que ces « barrières » morales sont données par Dieu dans un acte d'Amour pour les hommes? N'allez-pas au-delà de cette barrière, sinon vous mourrez! Ces barrières sont là parce que Dieu nous aime!
Objection entendue (un bon prêtre): Oui, peut-être, les laïcs peuvent faire de l'activisme pro-vie, mais en tout cas, pas les prêtres. Les prêtres doivent rester neutres pour être ouvert au dialogue avec tous!
Si le pasteur – prêtre, évêque – ne montre pas suffisamment la barrière à la brebis et si, par conséquent, la brebis tombe dans le ravin de la mort, le pasteur n'est-il pas corresponsable de la chute de la brebis? Comme dit plus haut, un vrai dialogue n'implique-t-il pas que l'on ose dire la vérité?
L'avortement est la première source de souffrance psychologique chez les femmes. Les jeunes adolescents qui ont des relations sexuelles sont plus souvent déprimés que les autres. Est-il interdit d'oser dire la souffrance qui se trouve au fond des ravins de la mort?
IV. Le jugement dernier:
11. En tout cas, à nous tous, habitants de l'Occident du XXIème siècle, le Bon Pasteur nous dira, lors du jugement: « J'étais un [nouveau venu] et vous ne m'avez pas accueilli »17, « j'étais en danger de ma faire assassiner légalement, et vous n'avez rien fait pour me protéger. » Alors, nous Lui demanderons: « Seigneur, quand nous est-il arrivé d'avoir la possibilité de t'accueillir et de ne pas le faire? D'avoir la possibilité de te protéger et de ne pas le faire? » Alors Il nous répondra: « En vérité, je vous le dit, chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces [embryons], à moi non plus vous ne l'avez pas fait », « chaque jour où vous avez laissé un seul de ces embryons être assassiné sans même rien dire, c'est moi que vous avez laissé être assassiné sans rien dire ».
En bref, chaque fois qu'un tout-petit embryon est condamné à mort, c'est le Christ lui-même qui est condamné à mort!
12. A nous tous, fidèles catholiques, que nous soyons pasteur ou simple paroissien, les questions suivantes sont posées:
Voulons-nous être des Judas qui trahissent le Christ, en consentant ouvertement aux avortements des tout-petits, parce que nous serions convaincus, comme Judas, que c'est mieux ainsi18?
Voulons-nous être des Simon-Pierres qui veulent défendre le Christ, chaque embryon, mais qui, dès qu'il y a danger pour la vie, la réputation, les bonnes relations, la convivialité, le renierions?
Voulons-nous être des Jeans, fidèles avec Marie auprès du Christ, de chaque embryon, à aimer, à soutenir?
V. Conclusion:
13. Maintenant que nous savons qui est notre prochain, revenons-en à une autre question de l'introduction: « Qui marche à la suite du Bon Pasteur? »
Ceux qui marchent à la suite du Bon Pasteur sont chacun de nous, lecteurs, qui écoutent (ou lisent) la Parole de Dieu, se rendent humblement compte de tous leurs manquements et qui la mettent en pratique en changeant de vie et en agissant dans la charité.
Demandons la Miséricorde de Dieu sur nous tous! Qu'il nous pardonne nos fautes et nous donne le courage d'agir en Amour et en Vérité!
Laissons la parole à la plus petite – ou la plus grande (?) – des docteurs de l'Eglise au nom de chacun de nous et de toute notre société fortement impliquée dans les avortement : « Moi si j'avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d'offenses n'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent. »
Jetons-nous comme elle dans la Miséricorde de Dieu, par Jésus-Christ.