Les dix commandements en rimes et rythme ... pour les retenir par coeur!

Décalogue


Je suis ton Dieu ton Sauveur,

1. Ton seul Dieu, c'est le Seigneur,

2. Nomme avec respect ton Dieu,

3. Sanctifie le jour de Dieu,

4. Honore vraiment père et mère,

5. Ne tue pas, chasse la colère,

6. Ne commets pas d'adultère,

7. Fuis bien vol et tromperie,

8. Comme mensonge et calomnie,

9. Sois toujours chaste en ton c½ur,

10. Libre des biens à tout heure.


Je m'inspire ici de la version mnémotechnique néerlandaise des dix commandements:
Bovenal bemin één God
Zweer niet ijdel vloek noch spot
Heilig steeds de dag des Heren
Vader moeder zult je eren
etc ...
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# Posted on Friday, 26 December 2008 at 6:04 AM

La nouvelle évangélisation: « Saint Paul, nous voilà ! »

En 1917, l'Europe entière n'est que ruines et sang. Les démocraties occidentales sont épuisées. Leur allié russe est anéanti.

Le deux avril 1917, les Etats-Unis entrent dans cette guerre aux cotés des puissances occidentales. Ils ont des raisons politiques, des raisons économiques et des raisons éthiques. Une des raisons éthiques est une dette morale envers la France.

La guerre d'Indépendance des Etats-Unis face à l'Angleterre, de 1783 à 1789, a été gagnée grâce à l'aide de la France. Le personnage-clé de cette guerre d'Indépendance est le Marquis de La Fayette, un Français considéré comme « meneur » de l'aide française aux Etats-Unis dans cette guerre. Cette dette morale à l'égard de la France était ancrée dans la mentalité des Américains. Pendant la guerre 1914-18, lorsque les Américains sont venus en 1917 au secours de la France, le colonel Charles Stanton prononça le 4 juillet 1917 devant la tombe de La Fayette: « La Fayette, nous voilà ! ». Cette phrase a ensuite de nouveau été utilisée par le gouvernement américain en 1944-45 pour motiver les soldats partant se battre sur le sol français. Les Américains ont longtemps gardé la conscience d'une « dette morale » à l'égard de la France.

L'aide américaine a été décisive pour le maintien de la liberté en France – et ailleurs en Europe –, tant pour la première que pour la deuxième guerre mondiale.

Et nous, envers qui avons-nous une dette morale ? Qui nous a apporté la Bonne Nouvelle du Salut, de la mort du Christ pour nos péchés et de sa Résurrection ? Qui nous a donné de connaître le Christ ?

Sur le plan spirituel, l'Europe – et donc la Belgique – d'aujourd'hui n'est-elle pas dans une détresse aussi grande qu'elle ne l'était sur le plan matériel et vital en 1917 et en 1944?

Bien sur, tout vient de Dieu, du Christ. Cependant, nous devons beaucoup à Saint-Paul, l'évangélisateur des nations. Le pharisien qui, une fois converti, a la plus promu, encouragé et apporté le salut aux païens. En effet, Jésus-Christ, le Salut, vient des Juifs et est parvenu à presque toutes les nations, et ce pour une bonne part par le ministère de Saint-Paul.

En tant que Chrétiens, nous devons bien plus à Saint-Paul l'évangélisateur que les Américains à La Fayette. Pour remercier La Fayette, les Américains sont venus au secours des Français en 1917 et encore en 1944.

Saint-Paul, lui, aimerait, espère, que les païens à qui il a apporté le salut suscite la jalousie de ses frères juifs afin d'en sauver quelques uns. Pour cela, il faudrait déjà que le salut, la Bonne Nouvelle, soit de nouveau apportée aux nouveaux païens d'origine chrétienne de nos villes. Pour remercier Saint-Paul, ne devrions-nous pas re-évangéliser et en particulier notre ville de Bruxelles?

Nous pouvons nous poser la question : sommes-nous, par notre comportement, suffisamment unis au Christ pour rendre nos frères païens d'origine chrétienne, nos frères Juifs et nos frères d'autres religions jaloux, voyant en nous resplendir visiblement l'Amour et la Miséricorde de Dieu ... Malheureusement, pas toujours et/ou pas vraiment, ... Heureusement, il y a des exceptions comme Sainte Thérèse de Lisieux, Mère Teresa, Padre Pio, Jean-Paul II, etc ...

Rien que pour Saint-Paul, qui a obéi au Christ en étendant le salut jusqu'à nous, nous devrions avoir un plus grand zèle et un plus grand Amour pour le Christ afin d'aider, par l'exemple de notre vie, l'accomplissement du désir, de la prière de Saint-Paul : que ceux tous les chrétiens rendent leurs frères de toutes origines jaloux, par leur comportement Saint, proche de Dieu, afin que ses frères – au moins quelques-uns d'entre eux – se convertissent au Christ.

Si c'est ce que nous devons faire pour Saint-Paul, qui n'a fait que transmettre le salut du Christ, combien plus ne devrions-nous pas faire pour rendre au Christ tout l'Amour qu'il nous a donné.

Nous savons que le Christ veut que nous soyons un avec Lui et avec son Père, et un entre nous, afin que le monde croit que le Père l'a envoyé, et afin que tous soient sauvés ... Que faisons-nous ?

Il y a mille possibilités de s'engager pour la nouvelle évangélisation!
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# Posted on Friday, 26 December 2008 at 5:58 AM

Un conte de Noël: Goël (Il vient le Rédempteur!)

I. Sigol

Dans le cimetière de Sigol, comme chaque jour depuis une grosse semaine déjà, le curé du village célèbre un enterrement, ou plutôt ... des enterrements; aujourd'hui, cinq ...

La récolte a été catastrophique, la terre n'a pas porté de pommes, de pommes-de-terre. Pour compenser, la terre reçoit beaucoup d'hommes, bientôt des hommes-de-terre, dans des tombes de terre ... au seul profit des ... vers-de-terre.

Un nouveau-né de vingt jours. Ses parents sont affligés. Surtout la mère. Les trois grands frères et la grande soeur ne semble pas comprendre. Ils ne sont ni joyeux ni tristes. Ils pensent à ce qu'il font trop rarement ces temps-ci ... ils pensent à manger. Quoique, en faisant des efforts d'imaginations, ils parviennent à penser à autres choses: chasser, pêcher, acheter de la nourriture ou encore ... cuisiner.

Deux autres enfants d'une autre famille sont présent de corps, mais pas d'esprit à cet enterrement. L'un avait cinq ans, l'autre huit. Le père, un veuf, prie. Il est en colère, mais il prie.

Chaque jour depuis jeudi dernier, on a enterré des enfants. Egalement quelques vieillards sur l'ensemble de la semaine. Pour la première fois depuis le début de cette vague de décès, on enterre des adultes dans la force de l'âge. On enterre aujourd'hui un homme de trente-cinq ans et son épouse de trente-quatre ans et un jeune homme de vingt ans, également marié. Ils avaient eu sept enfant, dont cinq encore vivant. Leur aîné, John, de quinze ans semble mêler tristesse, peur et honte. La faim seule ne pourrait pas lui donner cet air-là. Il a le bras cassé et le visage plutôt endommagé. La seconde, Mary, quatorze pleure et prie. La suivante Cynthia, dix ans, semble ne pas se rendre compte que l'on enterre ses parents, pas plus que les deux plus jeunes frères Bryan, quatre ans, et Peter, presque deux ans. Cependant, Mary s'est mise à pleurer en pleine célébration, à l'instant au Bryan lui a demandé, innocement: « Où est maman? ». Ces enfants habitaient avec leur parents une ferme isolée à deux miles du village, vers l'ouest.

Une jeune femme, Kathy, de 19 ans est avec eux. Elle est enceinte d'environ sept mois. C'est pour bientôt. Ils sont sa seule famille. Son mari travaillait avec eux comme ouvrier permanent, ils étaient comme des cousins aînés des enfants du fermiers. Ils habitaient une splendide maisonnette annexe à la ferme. C'est son jeune mari de vingt ans qu'on enterre.

Nécessité fait loi ... la meilleure des lois, celle ... du plus fort! Des soldats de sa Majesté étaient passé. Ils sont chargés de maintenir l'ordre dans cette pauvre colonie de l'Empire Britanique qu'est l'Irlande. Ces soldats ont bien été payés, ils avaient reçu leur soldes ... Mais il n'y avait plus d'approvisionnement. Le commandant a autorisé ses troupes à encourager les fermiers à vendre leur produits au prix fixé par les soldats ... Les Donaghan avait refusé fermement cette honnête proposition de la soldatesque. C'est qu'il n'avait même plus assez pour faire passer l'hivers à leur propre famille. La règle le veut: Que les rebelles soient exécutés et la paix sera bien gardée! C'est une règle qui marche! Ce sont donc des principes que les soldats respectent.

Ils ont exécutés les deux hommes adultes présents dans la ferme. Puis ils se sont chargés à leur façon des trois « femmes » de la maison, trente-quatre, dix-neuf et quatorze ans. Ils ont réglé à coups de crosses le compte du jeune John, qui essayait d'intervenir. Ils ont du éliminer la plus âgée des femmes qui devenait dangereuse. Ils ont pillé tout ce qu'il pouvait, surtout la nourriture, et ont ensuite brûlé la ferme. Mary, quatorze ans, a maintenant peur d'être enceinte.

Fin de célébration.

Tout le monde quitte les lieux, sauf les cinq enfants et Kathy. Aucun d'entre eux ne veut rentrer à la ferme. Il n'y a d'ailleurs plus de fermes, juste des ruînes qui ne fument plus. Ils restent face aux trois tombes de terre.

Le curé, William, est perplexe. Aucune famille n'a proposé de les accueillir. Mais il comprend. Toutes ces familles sont également affamées et frappées au-dela du supportable.

Il s'adresse au groupe: « Vous viendrez chez moi avec tous vos frères et soeurs. John et Mary iront pêcher du poisson à la rivière pour nous nourrir ... il y a encore du poisson à la rivière. »

Il savait que çà ne suffisait pas. Il savait aussi qu'en cette période de famine, les meilleurs coins pour pécher étaient jalousement gardé par la loi, la meilleure des lois, celle de l'armée de sa Majesté, celle du plus fort. Il savait que les enfants n'était pas les plus forts. Il savait qu'il était trop vieux, il savait que l'aide au prêtre l'avait quitté en vue de pouvoir se nourrir. Il savait que Kathy, enceinte de sept mois et tenaillée par la faim comme eux tous, ne pourrait pas beaucoup l'aider. Il savait que John était blessé. Il savait que les autres enfants étaient trop jeunes. Il savait que la faim entrainait la mort. Il savait que la mort était abondante cette année, contrairement à la récolte de pommes de terre. Il savait qu'il enterrait les morts dans la terre.

Il savait beaucoup de choses, une vraie encyclopédie.

Mais il croyait d'autres choses, bien plus grande encore. Il croyait que s'il n'y avait plus de pain – sauf pour la messe –, deux poissons suffiraient bien à nourrir la petite foule qu'il accueillait chez lui. Il croyait qu'il fallait accueillir les tout-petits dans le besoin. Il croyait que ceux qui ont faim et soif seront rassasiés. Surtout, il croyait que la resurrection des corps était plus forte que les vers de terre.

Les enfants et Kathy suivirent donc le prêtre vers le presbytère. Ensuite, un seul trajet, avec la carriole du prêtre suffit a ramener le peu qui avait échappé à l'incendie. Le prêtre faisait office de cheval tout en essayant de lire les heures – et Mary l'aidait du mieux qu'elle pouvait.

William passait la plus grande partie de son temps au confessionnal. Quand la mort pleut, les âmes se remettent en ordre avec Dieu. Le reste du temps, le curé enterrait, disaient la messe et priait. Il priait. Maintenant il suppliait Dieu pour les vivants et les morts de sa paroisse.

Certaines personnes continuait à faire des dons de nourriture au curé, mais c'était insuffisant pour tous les habitants du presbytère. Si John n'était pas blessé, il aurait pu travailler avec un pêcheur pour pêcher en mer; cela aurait apporté un « salaire » en poisson à la maison.

Mary et Cynthia, elles, pouvait aller pêcher à la rivière. Elles parvenaient parfois à ramener l'un ou l'autre poisson au presbytère. Elles en attrappaient presque tous les jours; mais elle ne parvenaient pas tous les jours à échapper au racket de certains mauvais garçons du village, aussi affamés qu'elles.

Les jours passent ainsi. Depuis peu Peter est malade. Enfin, tous sont malades, mais Peter est bien plus malade que les autres. Il n'a que deux ans, mais ce n'est plus un bébé. Il sait parler, mais il ne parle plus. Il sait marcher, courir, mais il reste couché. Il a faim, pourtant il a un ventre gros comme un ballon. Il sait macher tout seul, mais il ne mache plus. Il boit, il respire et il dort. Personne ne sait de quoi il souffre. Il n'y a plus de medecin dans le village; il y a une belle tombe pour le medecin, la plus belle tombe du cimetière, pas une tombe de terre, une tombe de pierres. Tous croient que Peter va mourir. C'est tellement habituel d'enterrer un jeune enfant cet hivers. Le curé prie. Il a tellement prié pour que des gens guérissent. Maintenant, il prie pour que la Volonté de Dieu soit faite et pour le salut des âmes. Il est malade, il est épuisé.

II. Il vient

Un vent d'ouest sec et glacial souffle ... de la poussière de neige vole et frappe. Aucun animal ne hurle, tous se sont réfugiés ... Seul le vent, seul le vent.

C'est l'obscurité! Le soleil n'est pas encore couché, mais l'épaisseur des nuages fait naître la nuit avant-terme. Les nuits prématurées sont plus longues et souvent plus ténébreuses: elles ne laissent pas la lûne refléter le soleil.

Il vient.

Le séminaire Saint-Patrick de Dublin a relaché les séminaristes lundi avant l'aube, une semaine avant la Noël. A cause de la famine, il n'y avait plus de provisions dans la ville. La famine avait frappé tout le pays, mais dans les campagnes, il y avait encore à manger. En outre, en retournant dans leurs villages respectifs, les séminaristes pouvaient aider leur familles.

L'évèque de Dublin avait longuement médité cette question. Il n'avait pris sa décision qu'après le décès du premier séminariste. Quatre autres étaient déjà convalescents, à l'hopitâl. Il ne restait plus que pour cinq jours de nourriture très rationnée au séminaire quand la décision a été prise. Les pommes de terres étaient toutes pourries et mortes par une maladie encore inconnue. Il n'y avait plus de nourriture à acheter à Dublin ... L'hivers n'était pas encore commencé.

L'automne battait son plein, et dans les fiers clans de l'Irlande, des fils et des filles tombaient un à un comme les feuilles des arbres.

Chaque séminariste relâché avait reçu la quantité de nourriture nécessaire pour pouvoir rentrer jusque chez lui, selon la distance de leur village par rapport à Dublin.

Au séminaire, on l'appelait simplement Gaël, Gaël O'Brian. C'est ainsi que son nom se prononçait en anglais et en gaëlique classique. Dans le patois de son village, Sligo, dans le comté de Donegal, on l'appelait Goël.

Il est fils unique, il n'a plus de famille. Ses parents sont morts depuis longtemps. Il rentre chez son oncle et sa tante qui s'occupent de lui. Goël rentre les aider, comme le lui avait demandé l'Eglise à travers la voix de son évèque.

Il vient. Il monte la dernière crête avant le village. Il fait sec, mais son visage est trempé par la poussière de neige qui le frappe de plein fouet. De légères dissonnances surgissent dans le hurlement du vent. Il avance tant bien que mal en se couvrant le visage.

Les dissonnances deviennent si fortes qu'il prend conscience ... Des chiens! Ils sont affamés et avancent vers lui. Les aboiements proviennent de la route, droit devant lui. La crête n'est qu'à une dizaine de yards dans cette direction. Il sert son bâton des deux mains tout en ayant enroulé son chapelet dans sa main gauche. Trois chiens surgissent de la crête. Trop tard pour fuir ... « Ave Maria gratia ... » Le premier bondit, d'un coup de bâton, il frappe et esquive! « ... plena Dominus te cum ... » Mais, ce faisant, il ouvre son flanc au second, qui, crocs accérés, le renverse et arrête ses crocs à moins d'un pouce de sa gorge « ... benedicta tu in mulieribus ... »; ce second chien laisse un bref gémissement et s'interpose entre Goël et le troisième chien. Ce dernier s'arrête net, surpris de se voir menacé par son camarade de ripailles. « ... et benedictus fructus ventris tui Jesus! » C'est Achates, le chien de son oncle; un ami d'enfance, un grand ami d'enfance, fidèle Achates. Goël avait douze ans quand il est né; Achates en a maintenant neuf. « Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis, pecatoribus, nunc et in ora mortis nostrae! Amen! » « Gloria tibi domine, gloria tibi! »

Goël se relève et dresse son bâton vers le premier des chiens, à peine adulte, qui déjà revient. Il vient de comprendre que l'homme n'a pas besoin de dents pour combattre. Achates aboit avec force ... les deux autres chiens s'éloignent de ces surprenants alliés.

Achates saute de joie autour de Goël qu'il n'a pas revu depuis cette été de patates malades et de vaches maigres. Peut-être Goël le ramenera-t'il à la maison de son maître ... Il a dû partir – s'échapper – car il n'y avait plus à manger pour les chiens ... depuis un mois peut-être, une éternité pour sa mémoire de chien. Goël lui donne un morceau de poulet. Il le dévore affamé. Les deux autres chiens aboit mais n'osent s'approcher. Goël leur jette un morceau et reprend la route ... la dernière descente vers Segol dont on n'apperçoit pas les feux tant la poussière de neige vole.

Maintenant, la nuit est tombée, mais Goël ne voit pas la différence ... l'obscurité était déjà là. Il se réjouit, demain, c'est le vingt-quatre décembre ... Il est arrivé à temps malgré les difficultés, il pourra assister à la messe, il pourra servir la messe comme acolyte avec le vieux curé, comme cet été. Il vient et il se réjouit. On a beau être en décembre, en hivers, se dit Goël, cette nuit n'est-elle pas comme la nuit d'un quinzième jour de printemps?

III. Repas

Les parts de nourritures sont toujours minimes. Le soir, les enfants se disputent souvent; ils croient tous avoir reçu moins que les autres. Le curé, William, s'efforce de calmer et d'équilibrer.

Ce soir, le William rentre plus tard d'une vigile pour un défunt. Il est inquiet. Il a reçu moins de dons aujourd'hui, seulement un pain. Les gens n'ont pas assez pour eux-mêmes.

Il entre. Tous se précipitent à table. Mary et Kathy n'ont pas ramené de poisson aujourd'hui. Il place son seul pain sur la table.
Dehors, un chien aboit.
Il bénit le repas. Les enfants étaient assez grands pour savoir que la multiplication des pains, çà ne marchait pas comme un tour de magie. Tous sont déçus par avance du repas.

On toque à la porte. Le chien aboit tout près. Un voix dit: « C'est moi, Monsieur le Curé, je viens vous saluer avant de rentrer chez les Donaghan. » Tous sont effrayés ... le souvenir des soldats pillards revient. John – qui est un peu remis de ses blessures – prend le couteau qui est sur la table. Kathy et Mary pleurent. Mary part se cacher dans une armoire. Bryan éclate en sanglots. William prend son bâton tout en priant.

Personne ne peut plus écouter, ni même entendre, ce que dit le visiteur à la porte. Soudain, Peter se met à crier. L'étonnement, la stupéfaction, est totale, presqu'aussi grande que la crainte des soldats. Il n'avait plus rien dit depuis quatre ou cinq jour et tous se demandaient chaque soir s'il serait encore vivant le lendemain matin. Ils écoutent donc la voix du petit Peter: « C'est le Goël! Il vient! c'est le Goël! »

William n'avait pas tout de suite compris ces cris. Les enfants, eux, avait compris, tous. C'était un frère, un cousin, qui revenait. Un ami. Quelqu'un qui donne sans compter; quelqu'un qui chaque été jouait avec eux, quelqu'un qui leur a expliqué les meilleurs jeux, quelqu'un qui leur donnait de la joie, quelqu'un qui connaissait les meilleurs trucs pour pêcher à la rivière ... et même pour chasser! C'était aussi une protection! N'avait-il pas gagné toutes les épreuves sportives à la fête de la moisson cet été? E't aussi une place inexpugnable à la pêche et une garantie contre toute tentative de racket ...

Tous les enfants – même Kathy – étaient dans la joie et criaient: « Goël revient! Goël revient! »

A son tour, William comprit. On avait atteint le plus profond de l'obscurité et demain soir, ce serait vraiment Noël. Il ouvrit la porte.

La vie était revenue cet hivers-là.

Sous la conduite de Goël, John, en voie de guérison, Mary et Cinthia, avaient pu ramener assez de poissons, plus qu'assez! Ils avaient même pu se remettre à donner aux autres. Kathy avait accouché d'une petite fille, Esperance. Son baptême fut une grande joie pour tout le village; il annonçait le printemps et le déclin des enterrements.

Même Peter avait survécu. Peter ne savait plus manger, il pouvait seulement boire. Dès le soir de son arrivée, Goël s'était ouvert une veine pour lui donner son sang à boire. Pendant deux semaines, Goël s'ouvrait une veine chaque jour pour que Peter puisse boire un peu de son sang. Il l'avait comme « allaité » de son sang. Peter s'était remis a courir, parler, crier chanter et ... manger.

Il vient le Rédempteur, réjouissez-vous tous les peuples!



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# Posted on Friday, 26 December 2008 at 5:51 AM

Problématique des brebis égorgées!


I. Introduction:

1. Tu aimeras ton prochain comme toi-même! Nous sommes tous d'accord! Sommes-nous d'accord sur qui est notre prochain? Comment ne pas répéter avec le légiste [Lc 10, 29]: « Et qui est mon prochain? »

Les embryons et les foetus sont-ils également nos prochains? Le CEC est clair à ce sujet [CEC 2270]: « La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie. » Oui, dès la conception, l'embryon est mon prochain.

2. Qui marche à la suite du Bon Pasteur? Quand ses brebis sont menacées, que fait le Bon Pasteur? Les brebis sont-elles menacées aujourd'hui?

Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba aux milieu des brigands qui après l'avoir dépouillé et roué de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ...1

Si ce prêtre laisse le Bon Pasteur agir à travers lui, que ferait-il pour cette brebis laissée à demi-morte sur le bord du chemin?

« C'est arrivé près de chez vous » dit le titre d'un film du début des années 90. En effet, l'histoire de personnes qui sont sur le point de mourir ou d'être tuées arrive près de chez nous, dans nos villes.

Oui, chez nous, en Europe, au moins 1 000 000 personnes sont assassinées en toute légalité chaque année. Cela arrive peut-être dans votre rue, peut-être dans la maison d'à coté.

Qu'allons-nous faire? Allons-nous passer « à bonne distance » pour éviter les ennuis comme le prêtre et le lévite? Ou bien allons-nous nous approcher d'eux, risquer notre intérêt, notre commodité, pour essayer de faire en sorte qu'ils ne soient pas tués, comme le Bon Samaritain l'a fait?

3. Les embryons et les foetus ne sont-ils pas aussi des brebis que le Bon Berger connaît et qui connaissent le Bon Berger2? Avant même de nous former au ventre maternel, le Seigneur ne nous « connaît »-il pas3? N'aime-t-il pas chacun de nous en particulier? Le Dieu qui a caché « cela » aux sages et aux savants ne l'a-t-il pas révélé aux ... tout-petits? (II. Les brebis petites et faibles)

Les milliers de personnes qui dans notre pays abîment leurs âmes, leurs vies en pratiquant des avortements, ne sont-elles pas aussi des brebis aimées? Face à cela, le Bon Pasteur ne partirait-il pas à la recherche de chacune de ces brebis perdues ... « jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée »4 ... OUI, il est écrit « jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée »! (III. les brebis égarées)

4. A la fin de notre vie, sur quoi le Bon Pasteur va-t'il nous juger? (IV. le jugement dernier)

II. Les brebis petites et faibles:

5. Le Christ n'a-t-il pas dit « laissez venir à moi les petits enfants car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent »?

Comment réagirait-il, si, se promenant dans les rues de nos pays, on lui disait: « Dans ce planning familial, dans cet hôpital, des avortements sont pratiqués chaque jours, des petits enfants sont assassinés chaque jour »?

Objections entendues: Oh, de toute façon, ce ne sont que des tas de cellules! Et puis, les fausses couches arrivent naturellement, qu'y a-t-il de mal à les provoquer?

Il y a aussi des adultes qui meurent de mort naturelle et cela ne justifie pas le meurtre d'autres adultes! Si ce sont des « tas de cellules », pourquoi le médias n'osent-ils pas montrer ces « tas de cellules » avortés?

6. Chaque personne, le corps de chaque personne n'est-il pas le Temple de Dieu? La maison que Dieu veut habiter?

Quand le vieux Temple de pierres était détourné de sa vocation belle et vraie par les marchands du Temple, le Christ n'a-t-il pas chassé les marchands du Temple? Il a chassé les marchands du Temple pour sauver ces marchands! Pour leur faire prendre conscience qu'il y a dans le Temple quelque chose de plus grand, de plus important que leurs soucis de marchands, leurs soucis de bénéfices.

Que ferait le Bon Pasteur pour secouer toutes les personnes impliquées – de près ou de loin – dans la destruction (et le commerce) de ces petites vies humaines? Que ce soient des médecins, des familles qui font pression, des pasteurs5 qui par crainte du loup ou par souci de plaire ou encore pour être bien vu, justifient ou même laissent faire sans rien dire ce massacre des enfants de Dieu ... N'aurait-il pas une Sainte Colère tant face aux avorteurs que face aux « pasteurs » mercenaires que nous sommes bien souvent tous? Cette Sainte Colère aurait pour but de nous secouer, de nous éveiller à l'Amour des tout-petits, des embryons!

Malheureusement, on a parfois l'impression que le coté humain et terrestre Belle Epouse du Christ est fortement liée aux institutions du monde qu'elle croient encore être siennes (enseignement, universités, hôpitaux, ...: et autres institutions qui promeuvent directement ou indirectement le Massacre des Innocents embryons). Ce coté humain veut tellement rester « église au milieu du village », garder une main mise sur toutes ses institutions qui souvent justifient ou pratiquent le meurtre des tout-petits qu'il devient esclave de ces institutions en n'osant pas dire clairement la vérité du mal intrinsèque de l'avortement.

Serait-il possible que ce coté humain de l'Eglise écarte parfois certains pasteurs qui osent parler ouvertement de péché ? Ceux qui osent dire que l'avortement et les manipulations d'embryons sont intrinsèquement mauvais ? Si un tel pasteur exerce son ministère trop près de ces institutions avorteuses (donc meutrières) avec lesquelles le coté humain et terrestre de l'Eglise souhaite garder de bonnes relations ... ce coté humain va-t-il écarter, déplacer ce pasteur? Ce coté humain va-t-il empêcher d'agir ceux qui osent défendre les tout-petits embryons [Mt 25, 31-45: le Christ lui même, voir plus loin]. Oui, une chose pareille est possible! Prions pour qu'elle arrive le moins possible.

Pire encore, est-il possible que ce coté humain et terrestre de l'Eglise utilise comme argument, pour arrêter l'action des pasteurs courageux qui défendent les petites brebis qui se font massacrer, un argument « pastoral »? Est-il possible qu'un bon pasteur qui donne sa vie pour protéger les tout-petits embryons soit écarté pour des « raisons pastorales »: « il a fait des erreurs pastorales, il faut le déplacer »? Oui, une chose pareille est possible! Et une chose pareille est une absurdité totale, car cela signifierait que le coté humain et terrestre de l'Eglise considèrerait parfois la pastorale des pasteurs mercenaires comme la bonne pastorale: les pasteurs qui affrontent le mal pour défendre les brebis massacrées dans les « hôpitaux et institutions enseignante » liés à l'Eglise sont écartés et les pasteurs qui fuient le loup ou font des compromis (à la belge?) sont encouragés!!! Ce serait un obstacle – SKANDALON –, un scandale semblable à ceux dont parle Jésus! Puisque Jésus dit lui-même qu'il est impossible que les scandales n'arrivent pas, prions pour qu'ils arrivent le moins possible!

Si ces scandales arrivent, comme le Christ devrait être triste de voir le coté humain et terrestre de sa Belle Epouse vendre son âme, le trahir, pour garder de bonnes relations, du pouvoir au sein d'institutions qui le bafouent complètement dans la personne des tout-petits embryons et foetus?

7. Le Bon Pasteur n'a-t-il pas osé dire la vérité pour le bien de ses brebis? Cela même lorsque ses auditeurs disaient à ses propos « elle est dure, cette parole! Qui peut l'écouter? »6 Ou même si cela avait pour conséquence que « beaucoup de ses [auditeurs, paroissiens] se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. »7 Même si ses paroles étaient si fortes que ses auditeurs [paroissiens] « ramassèrent des pierres pour les lui jeter. »8 Et encore même si « beaucoup disaient: « il a un démon; il délire. Pourquoi l'écoutez-vous! » »

La pastorale de Jésus est donc une pastorale qui fait parfois réagir négativement ou même fuir certains auditeurs; car l'Amour de Jésus pour la Vérité est plus grand. Qui aujourd'hui serait près à féliciter des prêtres qui ont une telle pastorale?

Finalement, nous le savons tous: le Bon Pasteur « donne [sa] vie pour [ses] brebis »!

8. Les prêtres et les fidèles catholiques ne sont-ils pas appelés eux aussi à offrir leur vie en hostie vivante9? Aimer les tout-petits en osant dire la vérité pour les protéger ... Aimer les plus grands en osant leur dire la vérité, où est le mal, le péché qui risque de les détruire ... Ne pas avoir peur d'aimer en vérité, quitte à déplaire, quitte à se faire rejeter, insulter, ou même tuer ... n'est-ce pas aussi cela prendre sa croix et marcher à Sa suite?

Objection entendue: Oui, mais nous ne sommes pas tous appelés au martyr!

Peut-être, mais nous sommes tous appelés à témoigner de la vérité et de l'amour pour les plus petits, les tout-petits; les conséquences de notre témoignage sont dans les mains de Dieu. Thérèse Bénédicte de la Croix – plus connue sous le nom d'Edith Stein – disait, en interprétant divers passages de la Bible : Si ma vérité manque d'amour, ce n'est pas la Vérité, et si mon amour manque de vérité, ce n'est pas de l'Amour.

Histoire étonnante sur le lien indissociable entre Amour et Vérité :
Un jour, j'ai entendu un prêtre – et pourtant un bon prêtre, peut-être même très bon, certainement plus saint que moi – s'énerver, en parlant avec moi, contre les personnes qui osent défendre les embryons; il les méprisait dans son discours. Il prenait en exemple une personne pro-vie qui aurait menacé un avorteur avec un couteau dans les années 1970 et il utilisait cet exemple pour dire que les « pro-vies » faisait beaucoup de mal et empêchait le dialogue des prêtres avec les gynécologues avorteurs. Ensuite, ce même prêtre se met à parler de ce médecin avorteur – celui qui a été menacé – en disant que c'est un type bien, plein de soucis des autres, qu'il faut dialoguer avec les médecins avorteurs ...

Je suis d'accord qu'il faut aimer les avorteurs et s'en soucier comme autant de brebis perdues pour les ramener à la bergerie ; Je suis d'accord qu'il faut dialoguer avec eux, MAIS il ne faut pas oublier de leur rappeler en face la vérité : Amour et Vérité! Un vraie dialogue implique que l'on ose au minimum dire la VERITE! Dans les autres cas, ce n'est que du blabla ... En outre que ce prêtre méprise en bloc tout le mouvement pro-vie sur base d'un exemple d'erreur d'un « pro-vie » dans les années septante, cela relève de l'argument anecdotique10 ... Et qu'il ne parle même pas de la violence quotidienne des avorteurs sur les tout-petits, ni de la violence fréquente des partisans de l'avortement sur toute personne qui ose simplement exprimer un avis contraire au leur ! Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer en entendant que même certains bons prêtres catholiques méprisent ceux qui osent risquer leur carrière, leurs relations pour défendre les tout-petits.

A ce prêtre, et aux autres prêtres qui raisonnent comme lui, j'aimerais rappeler ce qui suit : Tous ce que les « pro-vie » que vous vous plaisez à mépriser, voire insulter, ont fait pour les tout-petits embryons et f½tus, c'est au Christ lui-même qu'il l'ont fait. Si donc vous les mépriser et insulter pour ce qu'ils font pour les tout-petits, c'est que vous les mépriser et insulter « à cause de [Lui] ». Par conséquent, à eux – aux « pro-vies » méprisés par vous pour leur « activisme » – s'applique cette parole du Seigneur [Mt 5, 11-12] : « Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous à cause de moi [les tout-petits, aussi les embryons]. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux. C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »

III. Les brebis égarées:

9. N'oublions pas que le Bon Pasteur dit la Parabole de la brebis égarée non seulement « aux scribes et aux pharisiens », mais également devant « les publicains et les pécheurs qui s'approchaient de lui pour l'entendre »11! Il n'hésite pas à leur dire en face qu'ils sont infiniment aimé de Dieu, et qu'ils sont des brebis perdues, qui ont besoin d'être retrouvées par Dieu, des pécheurs appelé à se convertir pour qu'il y ait beaucoup « de joie dans le ciel »12.

Puisse-t-il y avoir aujourd'hui plus de prêtres et de fidèles qui osent dire aux gens, avec un amour profond, qu'ils sont des brebis perdues, des pécheurs! Puisse-t-il y avoir plus de prêtres et de fidèles qui accueillent avec amour la femme adultère et lui disent clairement, directement: « Va, ne pèche plus! »13?

Effectivement, il est faux cet argument qui consiste à prétendre qu'oser dire que l'avortement est mal, c'est jeter la pierre aux avorteurs et aux femmes qui avortent comme les scribes et les pharisiens à l'égard de la femme adultère. Il est faux pour deux raisons:
Condamner l'acte mauvais, ce n'est pas condamner la personne; en lui disant de ne plus pécher, le Christ rappelle clairement à la femme adultère que l'adultère est mal; l'attitude chrétienne consiste à aimer le pécheur (avorteur, personne qui commet un adultère, ...) et à haïr le péché (avortement, adultère, ...);
Ce ne sont pas les avorteurs ni les femmes qui avortent qui, dans le monde occidental actuel, risquent de se faire assassiner comme la femme adultère, mais bien les embryons innocents (l'avortement, cela tue ...); de même que le Bon Pasteur a osé se tenir à coté de la femme adultère pour la protéger – au risque de se faire lapider avec elle – ne se serait-il pas tenu au coté des embryons, pour les protéger, au risque de se faire tuer avec eux?

Objection entendue: Oui, mais nous ne sommes pas le Bon Pasteur! Nous devons être plus prudents, plus modérés! Jésus pouvait faire cela parce que Jésus est parfait!

Pourquoi donc ne pourrions nous pas faire aussi bien que Jésus? N'est-il pas écrit « Je vomis les tièdes! »? Ne sommes nous pas appelés à la perfection? Si nous demeurions sur la vraie vigne, ne porterions-nous pas les fruits de la vraie vigne? Ceux qui croient en Jésus ne feront-ils pas des oeuvres plus grandes encore que les siennes14?

J'ai eu l'occasion de parler avec certaines amies ayant commis un avortement. Si l'occasion se présente de parler de l'avortement, je ne cache pas ce que j'en pense. Lorsque ma relation est suffisamment bonne avec elles, je me permets de leur dire :
- que c'est un péché grave, qu'elles ont « manqué la cible »15 qui est d'aimer Dieu et son prochain,
- que c'est une vie humaine qu'elles ont détruite volontairement, que cela correspond à l'homicide,
- ET que Dieu les aime toujours, même peut-être d'autant plus, car elles sont en vérité,
- que Dieu les protège comme Jésus a protégé la femme adultère et qu'il leur demande de ne plus pécher : « Va, ne pèche plus ! » ;
- que la meilleure chose qu'elles ont à faire est de se jeter dans la Miséricorde de Dieu à l'instar de ce petit extrait de Thérèse de Lisieux : « Moi si j'avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d'offenses n'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent. »
- qu'elles sont Saintes, plus que moi !

10. Unis au Bon Pasteur, ne sommes-nous pas aussi appelés à être pasteurs avec lui, en particulier les prêtres, les évêques? Le Bon Pasteur ne demande-t-il pas à ses évêques et ses prêtres, ses pasteurs, de faire « camper ses brebis sur des prés d'herbes fraîches » et de leur éviter « les ravins de la mort »16?

Les prêtres et évêques, pasteurs avec l'unique Bon Pasteur, ne sont-ils pas aussi appelés à entretenir les vieilles clôtures et barrières qui empêchent les brebis de tomber dans les ravins de la mort?

Certes, les clôtures et barrières font mal aux brebis. Beaucoup de brebis veulent les enlever. Mais la douleur que les brebis ont en se frottant aux barrières que sont les interdits de l'avortement ou les interdits sexuels ne valent-ils pas mieux que la douleur que ses brebis ont en tombant dans les ravins de la mort, maintenant que ces barrières sont parties? Puisse-t-il y avoir plus de pasteurs et de fidèles qui prennent à coeur l'entretien des barrières protectrices telles que Humanae Vitae, Evangelium Vitae!

Le prêtres ne sont-ils pas appelés à rappeler que ces « barrières » morales sont données par Dieu dans un acte d'Amour pour les hommes? N'allez-pas au-delà de cette barrière, sinon vous mourrez! Ces barrières sont là parce que Dieu nous aime!

Objection entendue (un bon prêtre): Oui, peut-être, les laïcs peuvent faire de l'activisme pro-vie, mais en tout cas, pas les prêtres. Les prêtres doivent rester neutres pour être ouvert au dialogue avec tous!

Si le pasteur – prêtre, évêque – ne montre pas suffisamment la barrière à la brebis et si, par conséquent, la brebis tombe dans le ravin de la mort, le pasteur n'est-il pas corresponsable de la chute de la brebis? Comme dit plus haut, un vrai dialogue n'implique-t-il pas que l'on ose dire la vérité?

L'avortement est la première source de souffrance psychologique chez les femmes. Les jeunes adolescents qui ont des relations sexuelles sont plus souvent déprimés que les autres. Est-il interdit d'oser dire la souffrance qui se trouve au fond des ravins de la mort?

IV. Le jugement dernier:

11. En tout cas, à nous tous, habitants de l'Occident du XXIème siècle, le Bon Pasteur nous dira, lors du jugement: « J'étais un [nouveau venu] et vous ne m'avez pas accueilli »17, « j'étais en danger de ma faire assassiner légalement, et vous n'avez rien fait pour me protéger. » Alors, nous Lui demanderons: « Seigneur, quand nous est-il arrivé d'avoir la possibilité de t'accueillir et de ne pas le faire? D'avoir la possibilité de te protéger et de ne pas le faire? » Alors Il nous répondra: « En vérité, je vous le dit, chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces [embryons], à moi non plus vous ne l'avez pas fait », « chaque jour où vous avez laissé un seul de ces embryons être assassiné sans même rien dire, c'est moi que vous avez laissé être assassiné sans rien dire ».

En bref, chaque fois qu'un tout-petit embryon est condamné à mort, c'est le Christ lui-même qui est condamné à mort!

12. A nous tous, fidèles catholiques, que nous soyons pasteur ou simple paroissien, les questions suivantes sont posées:

Voulons-nous être des Judas qui trahissent le Christ, en consentant ouvertement aux avortements des tout-petits, parce que nous serions convaincus, comme Judas, que c'est mieux ainsi18?

Voulons-nous être des Simon-Pierres qui veulent défendre le Christ, chaque embryon, mais qui, dès qu'il y a danger pour la vie, la réputation, les bonnes relations, la convivialité, le renierions?

Voulons-nous être des Jeans, fidèles avec Marie auprès du Christ, de chaque embryon, à aimer, à soutenir?

V. Conclusion:

13. Maintenant que nous savons qui est notre prochain, revenons-en à une autre question de l'introduction: « Qui marche à la suite du Bon Pasteur? »

Ceux qui marchent à la suite du Bon Pasteur sont chacun de nous, lecteurs, qui écoutent (ou lisent) la Parole de Dieu, se rendent humblement compte de tous leurs manquements et qui la mettent en pratique en changeant de vie et en agissant dans la charité.

Demandons la Miséricorde de Dieu sur nous tous! Qu'il nous pardonne nos fautes et nous donne le courage d'agir en Amour et en Vérité!

Laissons la parole à la plus petite – ou la plus grande (?) – des docteurs de l'Eglise au nom de chacun de nous et de toute notre société fortement impliquée dans les avortement : « Moi si j'avais commis tous les crimes possibles, je garderais toujours la même confiance, car je sais bien que cette multitude d'offenses n'est qu'une goutte d'eau dans un brasier ardent. »

Jetons-nous comme elle dans la Miséricorde de Dieu, par Jésus-Christ.
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# Posted on Friday, 26 December 2008 at 5:42 AM

Sans-papier froidement assassiné! Retour du fascisme?

Sans-papier froidement assassiné! Retour du fascisme?

Bien entendu, cela va choquer! C'était un sans-papier, un vrai! On ne sait même pas son nom. Guillaume ou Nathalie?

Ce sans-papier est arrivé dans un petit village de notre pays. Bien entendu, il n'a pas signalé sa présence aux autorités locales. Il est venu discrètement par une faille du système ...

Au bout de deux semaines, les autorités locales ont eu des soupçons. Il ne leur a pas valu un mois pour le repérer. La présence de ce sans-papier a rapidement été jugée nuisible:
perte d'emploi ou rupture de carrière, pour de vrais citoyens qui ont leurs papiers;
avec des nouveaux venus non éduqués la vie sociale est perturbée, amoindrie;
les services d'aides coûteux aux pauvres ralentissent l'économie.

Pour éviter tous ces ennuis, les autorités locales ont décidés de le supprimer. Elles ont agi vite et proprement. Vite, avant que trop de gens ne remarquent l'existence de ce sans-papiers. Proprement, avec de vrais tueurs professionnels patentés. Après tout, ce n'était qu'un importun, un étranger sans-papier, qui sans demander notre avis, voulait se faire une petite place sur notre terre.

Aurait-on dû le garder? Même peu de temps? Juste le temps de lui trouver une autre localité qui aurait bien voulu l'accueillir! Il y a des tas de gens qui sont heureux d'accueillir des sans-papier!

Hélas, l'honneur était en jeu! Pour éviter que les gens sachent que l'on rejette les sans-papiers ... on les tue ... tout simplement! Et puis, si on l'avait laissé vivre, il se serait souvenu que l'on n'avait pas voulu l'accueillir! Il valait donc mieux le tuer, sans même lui demander son avis!

Une telle histoire vous semble impossible? Une telle barbarie fasciste sans respect de l'autre, sans respect du plus faible ne peut pas arriver chez nous! Pas en Europe?

Beaucoup de sans-papier veulent se faire une petite place sur notre terre. Ils n'arrivent pas par surprise, mais par une faille du système contraceptif. Rien qu'en Belgique, au moins 30 000 d'entre eux sont froidement assassinés chaque année!

S'ils sont désirés, tout est prêts pour eux avant qu'ils n'en aient besoin. Ils ont déjà le statut d'enfants, d'êtres humains!

S'ils ne sont pas désirés, ils sont moins que des sous-hommes. Ils sont des non-humains, des unmenschen dérangeants, dont on peut se débarrasser.

Ce meurtre, pardon, ce massacre de sans-papiers est 100 % légal. Il est même remboursé par la sécurité sociale, tout comme une intervention chirurgicale: « Réjouissez-vous, Madame, l'horrible gangrène qui allait vous empoisonner la vie a été supprimée! »

Si ces sans-papiers dérangent à ce point les bourgeois, plutôt que de les tuer, pourquoi ne pas les garderaient-ils pas ne fusse que le temps de les proposer à l'adoption? Il a des tas de parents qui attendent de pouvoir enfin adopter un enfant ... désiré!

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# Posted on Friday, 26 December 2008 at 5:23 AM